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Avr 19, 2010
Cap à l'ouest Regina, 240 km. C'est ce que je peine à lire à travers les épis de blé mur qui dansent devant ce panneau vert giflé par le vent, alors que je m'apprête à reprendre ma route vers l'ouest. La capitale de la Saskatchewan est encore loin. Comment les premiers immigrants ont-ils réussi à apprivoiser ces grandes étendues sauvages sans aide extérieure et loin de tout confort urbain ? Les bords de l'autoroute Transcanadienne sont propices aux pauses déjeuners et à la méditation. Je remonte en selle et tourne la clef de contact.
L'automne retient encore un peu les morsures de l'hiver et les champs de céréales défilent en ondes dorées sous les yeux jaunes et poussiéreux de mon automobile. Cela fait quatre jours que j'ai quitté Montréal pour me rendre à Vancouver et je n'ai encore croisé personne. Enfin ce n'est pas tout à fait exact. Car pour moi, le terme croiser signifie échanger des pensées avec une âme locale et découvrir son histoire. En espérant que cela dure plus de 5mn, afin que j'aie moi aussi une histoire à partager à l'arrivée.
George, mémoire vivante de la Saskatchewan
C'est ce qui s'est finalement produit à 173 km de Regina. Dans cette petite ville bordée de bouleaux blancs, répondant donc très justement au nom de Whitewood. Le genre d'endroit où on ne s'arête pas quand on est pressé. Un havre de paix pour les poètes ou les automobilistes en détresse. Bien que féru de vers et de rimes depuis mon enfance, je me trouvais plutôt à ce moment précis dans la seconde catégorie, la Transcanadienne étant momentanément fermée à cause de l'explosion d'un camion transportant de l'essence.
C'est en empruntant la voie de service que je suis arrivé chez George Chopping, un vieux trappeur solitaire et passionné d'Histoire, propriétaire de cette noble demeure aux toits pointus, comme sortie d'une campagne française du siècle dernier. C'est entre 1885 et 1900 que cette grande maison blanche fut construite, en plusieurs étapes, par Marie Louise Limoges et Vincent d'Etchegoyen, un riche couple d'aristocrates français, immigrants de la première heure et fondateurs de la ville. C'est en tout cas comme cela que me la présenta le maître des lieux, après m'avoir fait passé l'interrogatoire habituel de celui qui fuit les représentants de commerce et autres parasites mercantiles en tous genres.
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Mar 9, 2009
Merci de votre témoignage sur vos expériences de voyage dans l'ouest canadien. N'hésitez pas à revenir pour ajouter des informations.
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Mar 6, 2009
Originaire de France, c'est après avoir passé 2 ans et demi (dont 3 hivers..) que mon mari et moi avons décidé de pousser plus loin et de nous lancer dans l'aventure du grand Ouest. Nous avions le choix de partir en train ou en avion, mais il nous a semblé tout naturel d'en profiter pour découvrir notre nouveau pays et de prendre la route. Quelle meilleure façon de se rendre compte de la diversité des paysages ?
Il nous a fallu 9 jours pour traverser le pays et ca reste un souvenir inoubliable : les grandes étendues du Manitoba et du Saskatchewan, les majestueuses rocheuses en Alberta, pour arriver à Vancouver et ses superbes plages de sable.
Une chose qui nous a surprise, c'est que tout au long de notre parcours, quelque soit l'endroit où nous nous sommes arrêtés, nous avons entendu des gens parler français. Ils ne le faisaient pas pour communiquer avec nous nécessairement, mais l'utilisait dans leur quotidien. Ce fut une découverte car on pensait que seul le Québec et le Nouveau-Brunswick étaient francophones.
Comme nous déménagions, nous n'avons pas pu visiter les diverses provinces autant que nous l'aurions aimé, mais il est certain que ca nous a donner l'envie d'y retourner dès que possible.